Glaner les moralités
Vingt et une phrases de Hugo brillent sur ton chemin, comme des grains. Tu les ramasses, ou non.
« …laissant le lecteur ramasser les moralités » §0
d’après Claude Gueux de Victor Hugo · 1834
Le texte intégral. Neuf lieux calculés pixel par pixel. Un verdict : le tien.
« Je dis les choses comme elles sont, laissant le lecteur ramasser les moralités à mesure que les faits les sèment sur leur chemin. »Victor Hugo, Claude Gueux, premier paragraphe
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Un genre nouveau
On ne sauve pas Claude Gueux : Hugo l’a écrit, et sa fatalité est le sujet même du livre. Tu ne changes pas l’histoire, tu en es le témoin, puis le juré. Chaque geste se fait entre deux phrases de Hugo, sans jamais en toucher une.
Vingt et une phrases de Hugo brillent sur ton chemin, comme des grains. Tu les ramasses, ou non.
« …laissant le lecteur ramasser les moralités » §0
Albin tend sa ration. C’est toi qui tiens le couteau. Ta coupe est gardée ; le texte, lui, dira ce qu’il a toujours dit.
« en deux parts égales » §23
Du 25 octobre au 4 novembre, à chaque ronde, une seule question. Neuf soirs à traverser, un par un.
« Et Albin ? » §74
Le 4 novembre, quatre-vingt-un détenus se taisent. Une seule voix s’élève. Est-ce la tienne ?
« Une voix seulement s’éleva » §129
Tu es le treizième juré. Tu réponds aux deux questions de Claude avec les moralités de ta besace, puis tu découvres le verdict de 1832.
« Posez ces deux questions à côté des autres » §191
Sculptée d’après le portrait du §4, la tête de Claude attend tes sept gestes et les germes que tu as glanés.
« cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la… » §243
Les personnages sont des statues, comme Hugo les voit : « un silence de statues » (§144), « les quatrevingts statues » (§169). L’exécution n’est jamais montrée : le beffroi sonne, et le huitième coup ne vient pas.
Le respect de l’œuvre
Les 244 paragraphes de Hugo sont lus tous, une fois, dans l’ordre, avec ses deux notes. Aucun n’est coupé, résumé ni réécrit. Les deux paragraphes les plus durs (§169-170) peuvent être repliés, jamais effacés.
Deux typographies ne se mêlent jamais : le texte de Hugo, et ADAPTATION · ce qui est de nous (gestes, titres, consignes).
Calculés par VECTRA, sans un seul polygone









Hommage
Lu enfant, Claude Gueux ne m’a jamais quitté. Mon nom de code, clode666, lui doit son « clode » : Claude, à ma façon. CLAIRVAUX est ma manière de lui rendre la parole qu’il avait si rare, avec l’outil que je sais tenir.
— Tristan, TRUvector